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imagePhoto : http://pcmmo.canalblog.com

Le premier long métrage de fiction de Kamal El Mahouti, «Mon frère», raconte l'histoire de Mo Bensalah, après une rupture amoureuse, interprétée magistralement par Zakia Al Ahmadi dans le rôle d'artiste-peintre de 40 ans, réservée et solitaire qui vit dans un petit appartement H.L.M. de la région parisienne, qui trouve dans la peinture et l’expression artistique un moyen d’exorciser ses démons et le mal être que sa condition de jeune franco-marocain, donc issu d’une double culture. L'artiste Mo Bensalah plonge à corps perdu dans la création de toiles tente d'exprimer par la peinture les tourments et la soif de vivre d'un franco-marocain écorché vif qui recherche dans l'amour et la création une voie de salut.

Une particularité du scénario c'est qu’on ne comprend jamais très bien dans quelle temporalité nous sommes, on passe du Maroc à la France. Ce qui nous permet d’être dans la tête de Mo qui n’arrive pas à choisir entre les deux pays. Qui est toujours en pensées en même temps ici et ailleurs, dans le présent et le passé. Alors, on comprend ses blessures, ses contradictions, dues au déracinement, à la double culture, aux choix moraux entre tradition et émancipation.

Toutes les images, qui devaient véhiculer cette problématique-là, on étaient réalisées comme des tableaux. On le remarque surtout dans les scènes de cave qui sont sombres, mais il y a toujours une lumière au bout. C’est inspiré de Van Gogh et ce qu’il écrivait à son frère lorsqu’il était interné «même dans la nuit, il y a de la lumière». Cette phrase a poursuivi le film tout au long de sa photographie.

Le film de Kamal El Mahouti, «Mon frère» qui vient de remporter un prix au festival de Dubai et qui a obtenu à Tanger le prix de la revue Cinémag, équivalent du prix de la Critique.